Il était une fois...


…ma planète , dites moi aussi où je puis trouver la vôtre ;-)) Ici vous trouverez un peu de tout, comme sur l'Astéroïde du Petit Prince!!!!!!!!Alors prenez votre temps, "Allons sagement et lentement, trébuche qui court vite" et laissez moi vos impressions, vos critiques aussi...

I
 



"Vous avez dit écrire?"

Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.

 

Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. Ecrire, c'est se cacher derrière les mots tout en se mettant à nu. Ecrire, c'est la seule façon d'émouvoir autrui sans être gêné par un visage. Ecrire, le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension.(A A)   

             

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Mardi 17 février 2009
Je n'avais pas le moral , rien de tel qu'un doudou tricoté main pour s'occuper un peu l'esprit et l'empêcher ainsi de dériver vers des lieux de mauvaises pensées...Alors je l'ai tricoté cette petite danseuse et elle danse la Vie..La Vôtre , la mienne aussi et surtout elle a occupé mon esprit pendant deux jours complets..
Je suis dans la Vie et dans la bataille et ce doudou j'aimerais bien qu'il devienne le premier d'une série que je souhaiterais réaliser pour des enfants et les mettre en ligne qui sait...
Je voulais juste vous dire que j'ai eu beaucoup de joie à la réaliser et que je suis consciente de la chance que j'ai d'être avec vous ...en train de danser ma Vie.........
Par Astéroide JoelleB612
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Samedi 14 février 2009
Pour trouver un gentil Prince Prenez un petit marché du dimanche
Mettez une jolie tenue de printemps, Un sourire gracieux ainsi que Le regard velours d'une autruche.
 Regardez dans toutes les directions avec attention....

Soit le Prince est là, alors vous vous approchez doucement pour ne pas l'effrayer,
Il pourrait avoir peur et vous prendre pour un serpent.
Soit le Prince n'est pas là et dans ce cas vous poussez un long soupir de tristesse
 Et aussitôt Cupidon qui a toujours une oreille à la traîne vous entend.
Et vous envoie sur le champs le Prince dont vous rêvez.





Alors prenez votre plus beau sourire Et regardez le droit dans les yeux
Si vous vous sentez flotter au fond de ses yeux C'est que c'est bien lui votre Prince



Textes protégés
Sinon passez votre chemin et attendez le prochain marché.

Pour une certaine petite demoiselle qui se reconnaîtra !
Par Astéroide JoelleB612
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Jeudi 12 février 2009
Dans le creux mes mains ma vie et l'espoir au bout de mes doigts. Ton souffle et ton envie posée sur moi là simplement contre nos solitudes .Ce pourrait être un oiseau ce petit morceau de vie en construction, un flou, quelques aspérités et cette musique du cœur éponge que je subis plus que ce que je ne réinvente.
Je vis dans un chemin pris sans une aube, un chemin qui part de mon cœur et qui me mène vers le cœur du monde. Mais vois-tu ce chemin est si long que parfois j'erre des jours sans trouver ce petit plus qui me fera avancer et trouver un peu de lumière .Mais j'aime quand même ce chemin car c'est celui qui me laisse voir ....
Les vagues de mon cœur inondant des rivages trop connus,
Les soleils de la Vie sur mes jours sur mes rêves aussi,
Et dans le soir couchant l'espoir d'un nouveau réveil
D'un nouvel envol vers d'autres ciels.
Si tu savais ma vie tu n'aurais jamais peur
Si tu savais mes peurs tu aimerais ta vie
Plus encore ....
Mais tu vis dans ton monde solaire et inconscient de ce qui t'entoure
Mais tu vis en soleil et toujours en voleur
Semant sur mes jours un fiel délicatement dosé
Dans le creux de mes mains ma vie et ton regard glaçant de froid.
Regarde il gèle....



Textes protégés
Par Astéroide JoelleB612
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Dimanche 8 février 2009
PHOTO DU CHAMP DE VILLENEUVE SUR BELLOT CE MATIN ;-)) Textes protégés

] Elle est encore venue de très loin, on ne l'attendait pas où si peu...Et puis doucement, comme une magicienne à petits flocons elle a endormi le paysage .Flocons de velours tout doucement posés sur les clochers, les champs, les chemins et les arbres et les peines aussi...
Elle est venue de très loin sur son char blanc semant généreusement par fin poudrage tout ce qui faisait le paysage, lentement tout en silence avec grâce et légèreté dans une frénésie que je lui connais peu .Alors j'ai dit merci simplement, merci pour ce baume posé sur mes jours, sur cette neige que j'attends chaque hiver avec la même inquiétude .Viendra-t-elle ou ne viendra-t-elle pas, sera –t-elle là pour janvier, question que je me pose alors que je l'attends comme une célébration.

Plus un souffle dans la lente danse des flocons, le paysage s'est emmitouflé dans une étrange écharpe blanche tandis que virevoltaient les flocons.
Alors j'ai pris mon coeur par la main et l'ai habillé de fête car il était morose ces temps ci. Mon coeur et moi sommes partis vers les chemins, il est devenu tout joyeux ce coeur, enfin elle est là ! Je le sentais battre à tout rompre dans ma poitrine. Il disait je suis vivant et battant en toi tandis que celle que tu attends virevolte de tous côtés à tort et à travers de toute convention, en pure anarchie comme tu aimes qu'elle tombe.
.Vivement elle a touché mon visage avec ses doigts gantés de blanc, quelques flocons sur le nez et puis dans les cheveux et surtout cette chaleur venue du froid....Une combustion douce mais vive, une magie venue pour me mettre le coeur en fête .Alors j'ai senti la vraie vie, le silence de nos âmes et la douceur de ce que j'attends chaque hiver avec la même ferveur.

Puis elle est repartie la reine des neiges, laissant derrière elle l'immaculé, le silencieux, et ce qu'il y a d'enchantement dans sa visite...Alors apaisée j'ai senti en moi refleurir l'espoir, elle est venue juste pour un jour mais dans ce jour je vais puiser de quoi brûler encore quelques temps et mordre les jours avec avidité.
Je n'ai pas dit merci à celui qui me l'a envoyée...alors merci de tout cœur !







Un très beau texte de JACQUES BREL: IL NEIGE SUR LIEGE

Il neige sur Liège
by Jacques Brel
Il neige il neige sur Liège
Et la neige sur Liège pour neiger met des gants
Il neige il neige sur Liège
Croissant noir de la Meuse sur le front d'un clown blanc
Il est brisé le cri
Des heures et des oiseaux
Des enfants à cerceaux
Et du noir et du gris
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve traverse sans bruit

Il neige il neige sur Liège
Et tant tourne la neige entre le ciel et Liège
Qu'on ne sait plus s'il neige s'il neige sur Liège
Ou si c'est Liège qui neige vers le ciel
Et la neige marie
Les amants débutants
Les amants promenant
Sur le carré blanchi
Il neige il neige sur Liège
Que le fleuve transporte sans bruit

Ce soir ce soir il neige sur mes rêves et sur Liège
Que le fleuve transperce sans bruit

Par Astéroide JoelleB612
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Jeudi 5 février 2009
Vers ton pays d'Imaginaire
Enfant ta vie s'envole et s'illusionne.
Tout est départ et sans horaire
Dans cette valse dansée démone.
Et si tes yeux écarquillés
Parlent de fées et de dragons
C'est que tu cherches à accrocher
Les fils du rêve à ta maison.
Preux chevalier ou vaillant tigre
Tu rêves toujours et t'émerveille
D'un oiseau d'or, d'une princesse                          
Qu vivent en toi tout en sommeil.
Textes protégés

Entre deux rêves c'est l'illusoire
Nez en rosée dans les nuages
Entre deux rêves c'est le voyage
Entre deux mondes qu'on ne sait voir.

Alors tu danses seule et légère
Dans tes histoires que tu t'inventes
Pour que ta vie qui est sur terre
Délivre tes jours de ce qui hante.
Vers ton pays d'imaginaire
Je te regarde les yeux brillants
Car si les fées sont des mystères
Tes rêves vois-tu sont si chantants.


Par Astéroide JoelleB612
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Mercredi 4 février 2009
Pour apprivoiser mes peurs me glisser dans cet hiver froid, laisser pleurer les années lumières, et regarder ce ciel où je ne vois plus passer que des oiseaux noirs ...Si je te disais ce qu'est la peur, la peine d'un départ et le souvenir de deux grands yeux transparents où je me suis baignée quelques secondes détournant mon regard pour ne pas éclater en sanglots, peu fière de moi et si lâche ...

Sur des sentiers je cours échevelée traquant ce que je ne sais plus faire vivre et que l'on nomme l'espoir.
Sentier d'un paysage enneigé où ma fièvre règne en souveraine
Et si je revêts maints manteaux pour combattre froidure,
Je sens si fort le froid que mes yeux se perdent dans l'obscur.
Plus de ces grands oiseaux roses qui déchiraient mon ciel
Ce soir plus de rose en épines coquette dans le soleil,
Je vis de souvenirs, visages évanouis êtes –vous en sommeil ?
Près de mon cœur vous valsez sans pareil,
Et si je vous rappelle à chaque heure de ma Vie                                                     
C'est pour combattre l'effroi de ce qu'il nous ravit.Textes protégés
Celui qui fait de nous de fières combattantes
Jusqu'au jour où l'on baisse les armes un soir tout désespoir.

Ce que j'ai gardé de toi tu ne le sauras pas,
Toi mon amie partie si loin de tout.
Ce que je n'ai su faire pour toi je ne l'oublierai pas,
Rassurer ton pauvre corps torturé de douleurs,
Rayonner de bonheur calmant doucement ta peur.
J'ai caressé tes cheveux mais j'étais bien impuissante
Devant ton regard cherchant déjà l'ailleurs.
Ce que tu m'as donné petite âme si douce
C'est ta révolte masquée dans tes jours de torture.
Ce que j'ai gardé en moi c'est ton baiser à l'oiseau,
Celui que tu donnas pour m'apprendre la patience
Tandis que voletant il te donnait des ailes,
Et que tes yeux illunés rayonnaient de confiance.
Ce que je garde de toi non tu ne le sauras pas
Ce sont des souvenirs dis –moi es-tu bien arrivée,
T'a-t-il bien accueilli notre beau Petit Prince ?
Si oui envoie tes rires qui viennent des étoiles
Pour nous dire que là-haut c'est bien plus facile
Et que tu nous aimes toujours même dans ton exil.....
Toi tu restes en nous à jamais et ça tu le sais déjà !

Par Astéroide JoelleB612
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Dimanche 1 février 2009
Textes protégés
J'habite seule dans ma petite maison de solitude ...Elle pourrait être gaie mais elle ne l'est pas non pas par insatisfaction mais par chagrin, peine ou désespoir .Chacun donnera le nom qu'il veut à ma maison de solitude et je sais qu'il ne comprendra pas forcément ce que je ressens mais qu'importe après tout nous ne vivons pas tous les mêmes expériences sous les mêmes latitudes...

Pour vous dire je vis encore envers et contre tous et ceci malgré les moqueries amicales sur un astéroïde dont l'éloignement et le calme me rassurent . Et j'ai tant besoin d'être rassurée ! J'attends encore qu'un prince vienne m'abriter et me protéger avec un paravent...Il paraît que sur B612 il en existe un...C'est un enfant,il a des cheveux blonds et tout comme moi il adore les renards ,ça nous change un peu des crabes !

Dans ma maison de solitude ces temps ci les murs se lézardent, le toit prend l'eau et les fondations que je pensais solides tremblent sous les rafales, beaucoup de mes sœurs de combat se sont envolées et d'autres ont repris les armes pour tenter d'exterminer l'alien.
J'essaie de ne pas y penser mais j'y pense malgré tout, parce que ce corps dans lequel je vis n'est plus le mien et qu'il me rappelle chaque jour par ses douleurs combien la maladie m'a changée.
Pourtant, je ne suis pas à plaindre, vivante considérée en rémission je m'efforce de faire mentir les statistiques avec maestria, mais le doute est là insidieux et pesant.

Lui le redoutable vient de m'enlever la « petite combattante » qui voulait que nous essayions de devenir unique l'une pour l'autre...Elle a de ses doigts fins attrapé les fils d'or venus des étoiles, les a fermement tenus jusqu'à ce jour où, elle s'est laissée emporter vers un ailleurs que je lui sais moins douloureux après un combat terrible.
Lui, le Redoutable a encore gagné ! Elle a hissé très haut le grand voile de ses yeux pour filer épuisée et laisser là sa petite enveloppe, nous laissant incrédules et désemparés.

Alors encore abasourdie, sous le choc je m'y promène dans cette petite maison de solitude, entre les averses, les joies aussi parfois. Le temps qui passe peu à peu délave mes yeux, emmêle mes cheveux et me maintient en Vie tout en m'ayant volé quand même beaucoup de cette force qui faisait de moi une guerrière, une barbare comme j'aime qu'on le pense , écrasant la maladie sur son chemin.
Oui plus j'y pense plus je me dis qu il est venu lui, le Redoutable, avec deux pinces pour mieux me saisir, me terrasser et me coller nez à terre, peur au ventre et corps et âme explosés dans un fracas que je ne parviens pas à oublier..

La suite je l'ai vécue seule ou quasi, c'est tellement difficile pour les autres d'être à votre place et on ne peut que les
comprendre, qui en effet voudrait partager une telle horreur ? Mieux vaut se voiler un peu les yeux et penser que j'allais bien vomissante mais vaillante, maquillée et coquette ceci dans un combat dur pour moi-même et aussi contre moi-même .Surtout ne pas sombrer dans le découragement, vite regrouper mes forces et tenir la tête haute bien droite, essayer de ne pas trop les affoler ceux qui disent vous aimer .T'inquiète, on n'élit pas domicile en moi comme ça, pas de squatte ici c'est interdit, les baobabs crabes dehors » nomého « !

Alors aujourd'hui si je lève les yeux tout me paraît beau, ciel, les oiseaux, et surtout les étoiles....Parce que je sais que de là haut je peux entendre son rire, car je m'applique à l'entendre même dans l'absence .Mais si je me mets à penser dans ma maison de solitude je ne dors plus, je crève de larmes, toutes celles que j'ai accumulées dans le vieux chauffe-eau qui me sert de cœur et qui, tout rouillé rend l'âme ces jours ci depuis que la jeune amie et soeur de B612 est partie ...
Alors je regarde l'aquarium, il y a un Beta Combattant bleu et vert, il tourne et navigue dans son bocal imperturbablement. Il a de belles couleurs, celles de la vie. Il agite ses nageoires et explore son étroite petite maison en me regardant ...Il semble me dire : »La vraie vie est absente, nous ne sommes pas au monde "

On risque de pleurer un peu si on s'est laissé apprivoiser..A De ST Exupéry,Corinne tu me manques ma Puce...
Par Astéroide JoelleB612
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Mercredi 21 janvier 2009

Mon enfance est sombre, mais c'est la mienne. Elle est cachée dans un lieu secret enfoui au plus profond de mon cœur et dans les détours de ma vie.

Enfant rebelle j'ai enfourché Rossinante emportant avec moi sur son frêle dos les fêlures de ma jeune vie. J'étais alors de celles qui croient aveuglément aux étoiles sans même avoir entrevu la lumière. Et toi mon ami tu étais là tout près de mon cœur comme cette petite sorcière qui elle aussi avait un ami. J'étais ta princesse Gracieuse, une gracieuse de 10ans en armes et en armure.

 C'est dans tes yeux que j'ai vu cette petite lumière qui affola la sauvageonne que j'étais et qui pour te faire mordre la poussière et surtout ne pas souffrir encore piétina tes promesses et refusa tes serments. Rappelle-toi ces nuits d'hiver où je passais près de ta fenêtre voisine de la mienne juste pour entendre ta voix me murmurer des mots que je connaissais par cœur mais qui me rassuraient tant. J'avais tellement besoin que l'on me parle dans mon monde
Tu étais avec moi mais loin de moi comme Sancho, et lorsque je m'élançais lance au poing, en armure pour chasser les méchants ou défendre la veuve et l'orphelin ainsi que mes frères et sœurs tu me suivais sans demander pourquoi simplement parce que c'était là mon rêve. Dans le pays de l'enfance je marchais blessée mais fièrement le cœur en débâcle caché sous mon manteau de froidure. Dona Guichotte faisait la guerre à l'horreur, à tout ce qui viole, incendie et brûle ravageant ainsi les châteaux de l'enfance. Le cœur en étendard je repartais sans cesse en croisade toi derrière moi me suivant bon gré mal gré et trottinant la mine renfrognée Je pensais alors que tout ce qui ne m'avait pas fait mourir allait me rendre plus forte encore, je pensais changer ma vie, changer le monde.

Rappelle –toi aussi ce jour où je te fis « Prince Vaillant » je pris ton visage, embrassais ta bouche et griffais nos poignets afin que nous demeurions à jamais unis par le peu de sang qui coulait. Je sens encore ton regard pâle et l'affolement de mon cœur sous la rougeur de nos visages. Tu ne t'appelais pas Sancho mais Eric et souvent tu pansas bien mes peines en oubliant celles que je te faisais. Muet et amoureux de ta Gracieuse nous repartimes vers de nouveaux moulins, pillage des fleurs d'un cimetière pour redistribuer les fleurs équitablement entre les morts. Puis vint l'enterrement d'une couvée de mésanges que j'étais allée débusquer pour les nourrir au compte-gouttes et qui avaient péri sous nos yeux effrayés. Et aussi la chasse aux pièces d'argent dans la maison du jardinier d'un petit manoir près de chez nous ceci pour donner aux pauvres comme l'étaient nos parents.

Ainsi passait le temps, notre temps, tu me donnais tes caramels, je te donnais mes rêves. Et puis tu posais sur mon cœur sans que je m'en rende compte vraiment ta tendresse, tes silences, et dans ma tour tout redevenait alors serein. Tes peines je les connaissais, elles se collaient à moi-même, n'étais-tu pas le reflet de mon âme ? Et puis il y eu ce jour, celui où tu m'as dit : » les géants ça n'existe pas, il n'y a pas de moulin à vent, pas de dulcinée ni de princesse » c'est mon père qui me l'a dit ...Je le savais bien mais je t'ai répondu blessée : »Ton père s'il est comme le mien tu ne dois pas le croire mais juste le haïr. »Et puisque tu n'as plus de rêve, tu n'as plus de vie tu es comme les autres et tu n'es plus mon ami. Tu as pleuré, supplié et je t'ai regardé partir petite ombre défaite dans un petit matin de ma mémoire pendant que coulaient mes larmes .

Mon cœur tout en fracture a laissé quelques morceaux de plus quelque part dans un chemin d'enfance. J'ai pourtant continuer à guerroyer, redressant la tête hissant hauts mes idéaux, écoutant le murmure des vents et des cœurs, le chants et les cris des oiseaux, en apprenant la solitude et l'effacement du bonheur ? J'ai voulu devenir grande, savante, j'ai lu les mots des livres où l'on parlait d'Amour, de voyage, de Vie. .Et peu à peu les moulins se sont tour à tour rapprochés puis éloignés piètres fantômes de ma vie échardée Par lassitude je n'ai plus monté Rossinante et j'ai brûlé tout en portant le chagrin des départs. J'ai continué à vivre sans toi, sans ce petit garçon aux petites dents écartées qui faisaient ma joie, toi blotti tout au fond de mon cœur si petitement caché pour que personne ne puisse jamais te trouver.

Alors je regarde cette photo de classe où nous sommes tout trois avec un autre compagnon de classe, où es-tu Sancho de ma jeunesse, ami de mes tourments, amour de ma petite enfance qu'as-tu fait de nos ailes ? Les as-tu repliées pour les garder vierges de toute souillure dans le coffre de tes souvenirs, cette petite chambre verte que nous avons tous et où brûle une veilleuse pour maintenir la flamme.

Et si jamais quand le soir de ma vie sera là entendras –tu hennir Rossinante, dresseras-tu l'oreille, prendras-tu ton maigre bagage en hâte et viendras-tu vers moi les yeux étincelants de cette même lueur d'autrefois ? Alors peut-être mon ultime regard apercevra-t-il ta petite silhouette découpée prête à reprendre nos errances, muets et complices tout comme autrefois.

Texte écrit pour une petite sorcière qui comme moi chevaucha Rossinante...                                                     


Textes protégés

Par Astéroide JoelleB612
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Mes phrases

  

 


Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.

Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides.

Pour d'autres, elles ne sont rien que de petites lumières.

Pour d'autres, qui sont savants, elles sont des problèmes...

(Antoine de Saint-Exupery, Le Petit Prince) 

manourose.gif

On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux (Antoine  de St Exupéry)

manourose.gif
Il faut danser la vie (F Nietzsche)

 






 


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Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exiger la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir. (Richard Bach)







Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse (F Nietzsche)

***De  quelles étoiles sommes -nous tombés pour nous rencontrer...(FNietzsche)***




"Le suprême degré de la sagesse est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit"







 

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  • : Astéroide JoelleB612
  • joelle.b612
  • : Femme
  • : 11/01/1962
  • : AstéroideB612, filant au gré de son imaginaire, de ses émotions, de ses lectures et de ses maux et ses mots... Le ciel un grand mystère, mon blog mon univers...

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