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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 23:14
  • foule-immense-paris-charlie-hebdo-francesoir_1.jpg
                                       

Ce 11 Janvier 2015 nous avons marché et porté nos cœurs tous unis sur les chemins  de l'espérance .Si de nos mains  nous n'avons pu saisir le bleu du ciel , c'est simplement comme des oiseaux couronnés de foi que nous avons volé vers la plus belle des liberté : l'humanité ...

Nos yeux sont devenus encre, nos doigts crayons et nos fronts et nos cœurs drapeau ....

Ce fut un aller simple , dans un temps , au fil de nos émois , de nos peines , de nos doutes , de nos illusions  et d'une foi retrouvée !

Dans cette respiration nationale , dans notre ardente marche qu'elle soit effective ou simplement solitaire comme le fut la mienne c'est la mort que nous avons bravée et nous avons dessinés avec notre cœur crayon la Vie de ceux qui ont étét sacrifiés .

 

Derrière le visage grimaçant de la faucheuse de Vie , a fleuri en janvier la plus belle des fleurs : Charlie <3

Elle pourrait venir de B612, elle est rouge comme le sang versé ,

Elle est souffle comme l'unité retrouvée

Elle est floraison de Paix dans nos cœurs  devenus écrins.

Elle est LIBERTE ......Joëlle 11 01 2015 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 09:34

Quelques lignes jetées comme ça sur un papier
Quelques paroles livrées au ras de mes envies
Quelques rêves bâtis et déjà évanouis
Quelques fantômes pour toujours hanter mes nuits
Et le silence qui toujours près de moi survit.
Un coquelicot dans le couchant du soleil,
Une senteur qui dans le soir endort un peu ma peine et
Un oiseau blanc qui lentement passe sous mon regard
Et puis....ta planète ....
Où es-tu ? Que fais-tu ? As-tu bien ramoné ton volcan ?
As-tu pris soin de cette coquette Rose dont tu t'es épris
Lui as-tu mis son paravent ?
Quelques mystères sur ta petite vie solitaire
Quelques magies sur ma pauvre vie imaginaire
Et puis le sourire du néant qui m'ouvre les bras.
Quelques lignes jetées comme ça juste pour direTextes protégés
Que souvent je rêve de départs
De voyages et de vols au-delà de la terre
Que souvent dans mes yeux on y voit le brouillard
Tant je me perds en écueils et jamais sans un phare
Allumé pour m'indiquer comment me diriger
Sur la mer des en Vie sais-tu que je me noie.
Où es-tu toi que je ne connais pas ?
Puisque mon je est un autre, et que l'autre est loin de moi.
Quelques lignes comme ça jetées sur un papier
Et puis ton écharpe dans le vent et dans le sable
Et mon rêve qui palpite au creux de mes demains.

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:21

1231541_10151571036792257_1379130241_n.jpgDonnez-moi un peu de lumière dans cette vie poisseuse , une vie collée insolemment à ma peau ..

 

 

 

Donnez-moi quatre mains pour massacrer mes démons intérieurs , quatre pieds pour fuir ces mauvais chemins que je prends le front bûté et le coeur lourd.

 

 

 

Donnez-moi un peu d'eau pour éteindre ce feu dans ma gorge lorsque les mots brûlent en brasier , donnez-moi de l'audace , de la confiance pour que d'étincelle je devienne flamme.

 

 

 

Donnez-moi l'oubli , un ciel grand ouvert afin que je renaisse de sous les décombres .

 

 

 

Donnez-moi de quoi rouler ma bosse dans l'archipel des espoirs , et de quoi oublier et faire renaître ce corps cicatrisé.

 

 

 

Donnez-moi un regard de tendresse pour que je brille comme cette petite étoile de shériff celle du héro de mon enfance.

 

 

 

Alors je vous couvrirai de ce bonheur pur d'exister dans la magie des corps exultés .

Textes protégés

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:28

imagesCA47L9AP.jpg Textes protégés 

 

 

 

Ça viendra un jour, je serai en hiver ….. Derrière mon rideau, je serai enfin moi, cachée derrière mes rides et l’abandon du monde. Simplement perdue entre deux mondes où le paraître aura totalement disparu.

 

 

Je serai vieille d’un temps révolu, celui où mes jours me collaient à la peau comme une camisole de force, celui où j’attendais que chaque aube m’apporte lumière et foi pour avancer dans la froideur des jours.

 

 

Je serai là, insensible,  le nez collé à la fenêtre derrière des rideaux jaunis , assise, les doigts gourds , les pensées vagabondes et le regard lointain posé vers le jardin. Ou alors, écartant le rideau comme on déploie des ailes  je verrai dans le soir couchant s’envoler quelques oiseaux noirs toute entière absorbée par leurs battements d’ailes.

 

 

Je ne parlerai pas ou presque plus, j’aurai oublié ceux qui étaient ma vie, je t’aurai oublié….

 

 

Mes cheveux seront toujours bouclés, blonds encore peut-être pour ne pas oublier qu’autrefois j’étais enfant du désert  ou bateau ivre…Mes yeux fauves auront pâli , juste pourra-t- on y voir flamboyer la prunelle d’un loup ou d’un renard des sables .Mes lèvres seront sèches par manque de baisers.

 

 

J’aurai renoncé à ordonner toute pensée, je serai " essentielle et invisible pour les yeux" moins palpitante dans un ailleurs d’effacement et dans un autre je consenti sans m’en rendre compte vraiment.

 

 

Un jour je serai vieille avec un regard d’enfant posé sur la Vie, innocent et serein ….

 

 

Je vivrai mes folies en rêve, doucement, par procuration tout en accrochant des cerceaux d’amnésie aux nuages du ciel tout en en tissant des ponts entre ce qui fut hier et l’oubli d’aujourd’hui.

 

 

 

Et si vous les cherchez, vous ne les verrez pas. Car dans ce vide qui me relie à vous ,j’aurai pris grand soin de mon absence pelotonnée dans le clignement de mes paupières vides.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 23:22
 SkellyKissWeb Textes protégés   
Voyelles ,
 
 
 

 

 

  Au bord de nous -mêmes Voyelles,   
 
A rouge sang , à l'enterrement des ressentiments
Au cimetière des rêves naufragés
En noyade de rouge suées de nos cœurs désordrés.
 
 
E blanc, planté dans le vertige,
  Passoire des ivresses simplement à venir .
Langues libérées, mains de blanc toutes nimbées
Dans des draps de ferveur des corps apprivoisés.
 
 
I bleu, nos yeux chimie d’orages passés ,
Désirs impatients des heures convulsées.
Foudroyance des corps à jamais exultés
Transparence du temps pilé pour apaiser.
 
 
O vert, dans les lèvres de ce temps,
  Sillonner nos silences et boire les attentes
Comme un filtre sacré ,
En remaillant la vague de nos chairs tumultuées.
 
 
U noire, Au rouet de la fileuse... voyance!
La fille de vingt ans à chevelure rousse
Avec tout ce qu’il faut pour venir s’empaler,
Au souffle toujours vierge de l’immortalité…
 
 
    
Et roulent les voyelles, caillots de la barbare 
sur bateau ivre embarquée.......... 
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 23:08

robe_morgan_vichy_bleu_sac_bowling_bershka_compens_es_la_ha.jpg  Textes protégés 

 

C'était un petit tissu vichy bleu et blanc , un de ces petits tissus mode des années soixante..Elle l'avait acheté le matin même sur le marché pour faire une paire de double rideau de cuisine .Il était simplement posé là sur une chaise quand je rentrai du lycée...Beaucoup de mes camarades de classe portaient des robes ou des chemisiers vichy mode et souvent mon regard s'attardait avec envie sur leur silhouette parée du tissu de mes rêves .

Moi , je ne portais que des jupes et robes coupées dans de sombres tissus donnés par quelques vieilles dames du quartier .Nous n'avions pas les moyens et tout achat représentait un budget que dis-je une fortune pour ma mère qui jonglait pour finir les fins de mois.

Alors je n'aimais pas mes robes , des robes qui ne sentaient pas le neuf , souvent élimées et rapeuses , sombres et démodées malgré l'application que Maman avait eu pour les ajuster à ma taille.Des petites robes et capes faites par Maman , des robes que l'on déteste mais que l'on porte insolemment juste pour ne pas mourir sous les moqueries des autres .

 

Donc, quand je revins du lycée et que  je le vis ce coupon de tissu , si frais , si bleu , je le voulus rien que pour moi et je demandai à ma mère de me le donner ce qu'elle refusa tout net.J'insistais alors :" s'il -te-plait maman , je t'en supplie fais moi une robe avec , il est si joli et c'est la mode " Ah la mode quel argument lorsque l'on a quinze ans ....Elle refusa encore et je tentai une diversion ."Je voudrais une robe faite par toi juste pour moi mais avec un joli tissu cette fois. J'en ai assez de ces  tissus tout moches de vieilles , je ne me sens pas belle on dirait un épouvantail" certains  de mes camarades se moquent de moi .Elle refusa encore et j'eus l'audace peu diplomatique de lui dire :" tes fenêtres sont sales  , ça ne sert à rien de leur  mettre de jolis rideaux.

Je pris alors une claque et me retrouvai la joue rouge et le coeur sombre.

 

Le soir il rentra du travail , fatigué par la soudure , l'oeil rouge et l'esprit déja échauffé . Il demanda comme chaque soir si nous avions été sages .Elle répondit non et rapporta l'incident , le tissu et" les fenêtres sales "..Il me demanda :"c'est vrai ça ?" Je hochai la tête affirmativement. Bon dit -il va te coucher .Je filai sous les draps l'âme en peine .

 

Le lendemain matin j'y pensais toujours en me levant , au petit déjeuner Maman me dit alors :" Tu as de la chance tu ne le mérites pas mais ton père est d'accord , le tissu est pour toi je vais te faire une robe....." Heureuse  je sautai au cou de Maman , l'embrassai  et lui promis de tout faire dans la journée tandis qu'elle coudrait ma robe . Elle sortit la machine à coudre et commença son ouvrage tandis que je m'activais aux tâches ménagères le coeur un peu barbouillé .Et si elle loupait ma robe , et si l'aiguille se cassait , et s'il n'y avait pas assez de tissu et enfin si elle changeait d'avis. Le soir même vers les cinq heures la robe était là dans mes mains , pimpante et ornée d'un joli volant au croquet blanc posé autour du cou et j'étais fière de son travail et de ses doigts d'or .

 

Je l'ai porté le plus souvent possible , par tous les temps la petite robe vichy bleu et blanc , elle ne me quittait pas gage de ce que ma mère avait su sacrifier pour moi bon gré ,mal gré .....Elle m'a accompagnée une partie de mon adolescence puis plus tard ma vie de jeune femme.. Un jour quand je l'ai vue toute défraîchie  je l'ai rangée pour la garder encore longtemps ...et j'ai fini par  la perdre enfin au cours d'un déménagement dans lequel un carton a mystérieusement disparu. Mais elle est là bien vivante dans mon souvenir la petite robe vichy faite par Maman!

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 09:42

Mon enfance est sombre, mais c’est la mienne. Elle est cachée dans un lieu secret enfoui au plus profond de mon cœur et dans les détours de ma vie. Enfant rebelle j’ai enfourché Rossinante emportant avec moi sur son frêle dos les fêlures de ma jeune vie. J’étais alors de celles qui croient aveuglément aux étoiles sans même avoir entrevu la lumière. Et toi mon ami tu étais là tout près de mon cœur comme cette petite sorcière qui elle aussi avait un ami. J’étais ta princesse Gracieuse, une gracieuse de 10ans en armes et en armure. C’est dans tes yeux que j’ai vu cette petite lumière qui affola la sauvageonne que j’étais. _0083.jpg Textes protégés 

 

Rappelle-toi ces nuits d’hiver où je passais près de ta fenêtre voisine de la mienne juste pour entendre ta voix me murmurer des mots que je connaissais par cœur mais qui me rassuraient tant. J’avais tellement besoin que l’on me parle dans mon monde de solitude. Tu étais avec moi mais loin de moi comme Sancho, et lorsque je m’élançais lance au poing, en armure pour chasser les méchants ou défendre la veuve et l’orphelin ainsi que mes frères et sœurs tu me suivais sans demander pourquoi simplement parce que c’était là mon rêve. Dans le pays de l’enfance je marchais blessée mais fièrement , le cœur en débâcle caché sous mon manteau de froidure. Dona Guichotte faisait la guerre à l’horreur, à tout ce qui viole, incendie et brûle ravageant ainsi les châteaux de l’enfance. Le cœur en étendard je repartais sans cesse en croisade toi derrière moi me suivant bon gré mal gré et trottinant la mine renfrognée Je pensais alors que tout ce qui ne m’avait pas fait mourir allait me rendre plus forte encore, je pensais changer ma vie, changer le monde.

 

Rappelle –toi aussi ce jour où je te fis « Prince Vaillant » je pris ton visage, embrassai ta bouche et griffai nos poignets afin que nous demeurions à jamais unis par le peu de sang qui coulait. Je sens encore ton regard pâle et l’affolement de mon cœur sous la rougeur de nos visages. Tu ne t’appelais pas Sancho mais Eric et souvent tu pansas bien mes peines en oubliant celles que je te faisais. Muet et amoureux de ta Gracieuse nous repartîmes vers de nouveaux moulins, pillage des fleurs d’un cimetière pour redistribuer les fleurs équitablement entre les morts. Puis vint l’enterrement d’une couvée de mésanges que j’étais allée débusquer pour les nourrir au compte-gouttes et qui avaient péri sous nos yeux effrayés. Et aussi la chasse aux pièces d’argent dans la maison du jardinier d’un petit manoir près de chez nous ceci pour donner aux pauvres comme l’étaient nos parents.

 

Ainsi passait le temps, notre temps, tu me donnais tes caramels, je te donnais mes rêves. Et puis tu posais sur mon cœur sans que je m’en rende compte vraiment ta tendresse, tes silences, et dans ma tour tout redevenait alors serein. Tes peines je les connaissais, elles se collaient à moi-même, n’étais-tu pas le reflet de mon âme ? Et puis il y eu ce jour, celui où tu m’as dit : » les géants ça n’existe pas, il n’y a pas de moulin à vent, pas de dulcinée ni de princesse » c’est mon père qui me l’a dit …Je le savais bien mais je t’ai répondu blessée : »Ton père s’il est comme le mien tu ne dois pas le croire mais juste le haïr. »Et puisque tu n’as plus de rêve, tu n’as plus de vie tu es comme les autres et tu n’es plus mon ami. Tu as pleuré, supplié et je t’ai regardé partir petite ombre défaite dans un petit matin de ma mémoire pendant que coulaient mes larmes .

 

Mon cœur tout en fracture a laissé quelques morceaux de plus quelque part dans un chemin d’enfance. J’ai pourtant continuer à guerroyer, redressant la tête hissant hauts mes idéaux, écoutant le murmure des vents et des cœurs, le chants et les cris des oiseaux, en apprenant la solitude et l’effacement du bonheur ? J’ai voulu devenir grande, savante, j’ai lu les mots des livres où l’on parlait d’Amour, de voyage, de Vie. .Et peu à peu les moulins se sont tour à tour rapprochés puis éloignés piètres fantômes de ma vie échardée Par lassitude je n’ai plus monté Rossinante et j’ai brûlé tout en portant le chagrin des départs. J’ai continué à vivre sans toi, sans ce petit garçon aux petites dents écartées qui faisait ma joie, toi blotti tout au fond de mon cœur si petitement caché pour que personne ne puisse jamais te trouver.

 

Alors je regarde cette photo de classe où nous sommes tout trois avec un autre compagnon de classe, où es-tu Sancho de ma jeunesse, ami de mes tourments, amour de ma petite enfance qu’as-tu fait de nos ailes ? Les as-tu repliées pour les garder vierges de toute souillure dans le coffre de tes souvenirs, cette petite chambre verte que nous avons tous et où brûle une veilleuse pour maintenir la flamme. Et si jamais quand le soir de ma vie sera là entendras –tu hennir Rossinante, dresseras-tu l’oreille, prendras-tu ton maigre bagage en hâte et viendras-tu vers moi les yeux étincelants de cette même lueur d’autrefois ? Alors peut-être mon ultime regard apercevra-t-il ta petite silhouette découpée prête à reprendre nos errances, muets et complices tout comme autrefois.

 

Texte écrit pour une petite sorcière qui comme moi chevaucha Rossinante…

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:42

Sur nos joues d’enfant l’attente  serons –nous toujours prisonniers des actes inaccomplis…C’est le soir il a peut –être neigé sais-tu et si tu ne le sais pas  c’est que tu n’as  pas encore effeuillé la neige de nos vies…

snw-copy.jpg Textes protégés 

   

Je suis souvent le coquelicot couché par le vent, l’ivraie donné aux oiseaux, le rêve du pauvre, la larme que tu n’as versée hier et je suis aussi  tes mots gerçant mon  demain de froidure. 

J’étouffe ma  mémoire, je cherche un abri pour poser mes rêves et un cachot pour y mettre tes mots qui dévastent .Ces mots qui ont le suprême pouvoir de rompre tout ce qui m’attache à la vie .De mes brisures  je suis muette  mais dans mes mains je sens la pauvreté des jours.

 

Et si je m’applique à continuer de marcher je sens le poids de l’illusion et le dérisoire de la « tragédie sur pattes " c’est ainsi que tu me nommes, combien me faudra-t-il apprivoiser de solitude pour ne plus sentir ta main sur mes jours…

 

J’écris avec ma craie un alphabet  et des mots que tu ne comprends pas et dans l’érosion du temps je retourne les jours en friche en attendant simplement que mon cœur rouille définitivement et  que le jour dérive dans la lumière naissante……

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 21:19

Elle avait des bleus à l'âme....le ciel avait lâché ses chevaux , la pluie tombait fine et battait  ses paupières.Elle marchait sans doute depuis longtemps dans cette saison désordre de son coeur ..

"Tu ne me plais plus " pensa t-elle, c'était si simple cette phrase lâchée là comme ça au milieu de sa déroute. PHOTO0-1.JPG

Alors elle poussa la porte brusquement certaine que déja les regards s'étaient portés sur elle..Il y avait dans le bar quelques messieurs attablés devant un verre dont ils regardaient  de temps en temps la couleur juste comme ça pour se donner une contenance.Ouvriers, retraités , tous fascinés par le grand téléviseur qui trônait au centre de la pièce et où trottaient les chevaux du merveilleux tiercé gagnant qu'ils attendaient tous .

"Le rêve passe" pensa t-elle tout en commandant très vite un alcool pour tuer sa peur et sa solitude.Ce n'était pas coutumier , d'ordinaire c'était plutôt menthe à l'eau mais aujourd'hui  le "tu ne me plais plus " lui donnait des ailes .Au fond la serveuse lavait la salle découvrant ses jambes fortes  et potelées , elle aperçu même un morceau de dentelle tant la jupe avait remonté. Alors elle se sentit seule , abandonnée , certaine que demain ne serait jamais plus comme avant et ceci même si....Elle sentit une fois de plus cet impérieux besoin d'en finir."Mourir" dit-elle en portant le verre à ses verres, lâcher prise pour toujours .

 

Elle tenta de s'intéresser à ce qui se passait dans la salle , quelques messieurs bien de leur personne , costumés et gantés plaisantaient sur le Président flamby du moment, des notables sans aucun doute ..Au fond du café un petit couple se tenait la main en se buvant des yeux , la fille avait de longs cheveux de sirène et des yeux qu'elle aurait aimé peindre.Elle se mit à envier ce bonheur qu'elle sentait déja si fragile pourtant.Question d'époque ,tout se jetait si vite maintenant.Elle sentit au fond d'elle cette fracture et le désarroi causé par ce monde infidèle dont hélas elle en était un des maillons.Elle avait été fidèle, entière,  mais à quel prix! Elle en aurait le goût amer jusqu'à la fin de ses jours.Alors elle sentit son regard comme ça posé sur elle.Il venait d'entrer avec son pas de fauve , jeune et sûr de lui.Il la regarda cherchant à capturer son regard ,alors  elle le trouva beau simplement comme ça dans le reflet de la glace.Elle se leva , jeta trois sous sur le comptoir , ramassa la monnaie et sous les rires gras elle sortit.

Dehors le ciel était lourd tout comme l'était son coeur...... Textes protégés 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:58

 

 

 

Brûlons la vie pour devenir enfin des clochards célestes, déchirons en lambeaux nos pauvres peaux d'esclaves et faisons valser nos chaînes jusqu'aux cieux .Arrachons les aiguilles de l'horloge du temps qui impassible c'est vrai nous entraîne chaque jour un peu plus vers la mort et l'immobilité .Libérons en nous ce qu'il y a de surhumain et crions notre impatience et notre joie de réallumer les étoiles.

Réinventons et réenchantons le monde en proclamant  la fin de nos lâchetés, armons nous de courage, de rêves et de grands départs, voyageons en âme libre dans les amours , les contrées inexplorées de nos sentiments , les livres , les tableaux , les sourires, les fleurs , les mers en mal de bateaux  et les plages fouettées de nos désirs d'oubli....

 

Désencrabons nous et devenons nos propres chamans, soyons Dieu prenons d'assaut les chemins tordus de nos envies et sautons les barricades comme de simples vas-nus-pieds...Rions à  gorge déployée de ces villes supérieurement idiotes, et jetons nos visages  de  clowns tristes à la face des cieux pour réinventer l'Amour et nos "je est un autre"..Berçons nos amis, baisons leurs yeux de chiens battus, soyons fous d’Amour, voyageons dans leurs yeux, dans leurs rêves, dans leurs cœurs. Dansons nos enfermements, et faisons de nos chaos des pluies d'étoiles filantes retombant par  myriades sur nos jours .Et même si le temps se condense , disséquons les secondes ,courons et  volons à tire d'ailes, brûlons dans les notes du concerto qui s'égrène, ne regardons plus nos corps torturés et vieillissants ,raptons les temps fous où volent nos corps éternité retrouvée et où nos sensations d'ivresse font de nous  des dealers de soleil.

 

Fuyons nos attachements, nos contraintes, nos peurs, prenons la route simples vagabonds poings et poches crevés pour continuer notre histoire et oublier ce torse en biais qui nous rappelle combien nous avons été vaillants soldats  et combien il faudra que nous le soyons encore.....

 

8 Août 2012 JD Textes protégés 2678780362 small 1

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